A côté de cela, un rapport de l'ONU démontre que pour maintenir leur population d'âge actif, ces pays devront soit accepter un niveau d'immigration comme ils n'en ont jamais connu, soit consentir à de gros sacrifices pour financer la prise en charge des personnes âgées.
Le rapport s'intéresse plus particulièrement à huit pays à basse fécondité (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Face à ces deux données générales, ces pays devront choisir entre plusieurs options, mais une donnée reste constante pour tous : en l'absence de migration de remplacement, le déclin de la population est inévitable... Pour éviter que leur population ne diminue tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d'immigration .
A défaut d'immigration de masse quelles solutions les pays riches peuvent-ils envisager pour maintenir leur modèle social ? Le rapport répond sans ambiguïté : on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l'age actif à environ 75 ans. L'ONU estime que les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques .
Et l'organisation internationale de pointer les questions à réexaminer dans cette perspective : âges de départ à la retraite, niveaux des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées, montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités. Tel serait le prix d'une immigration zéro.
source d'inspiration de l'article: http://www.infosdelaplanete.org